jeudi 7 octobre 2010

7 octobre, fête du Rosaire


La Bataille de Lépante est une grande bataille navale qui s'est déroulée le 7 octobre 1571 près de Naupacte - appelée alors « Lépante » - à proximité du golfe de Patras en Grèce. Une flotte « chrétienne », regroupée sous le nom de Sainte Ligue, principalement composée de Venise et de l'Espagne, y affronte la marine ottomane. Le prétexte est la prise de Chypre par les Ottomans en 1570, mais le contexte plus général est celui des rivalités d'influence en Méditerranée.

La bataille fut une lourde défaite pour les Ottomans, qui perdirent une grande partie de leur marine et près de 30 000 hommes. L'événement eut un retentissement considérable en Europe, car c'était la première fois depuis le XVe siècle qu'un coup d'arrêt était porté à la suprématie ottomane en Méditerranée, et plus généralement à l'expansionnisme ottoman.

Beaucoup d'historiens estiment qu'il s'agit de la bataille navale la plus importante depuis celle d'Actium, qui marqua la fin des guerres civiles romaines[1].

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La bataille fut une défaite complète pour les Ottomans qui perdirent 260 navires sur les 300 de leur flotte. La démesure de l’affrontement en fit un événement majeur : on dénombra 7 500 morts chez les Chrétiens, 30 000 morts ou blessés et 8 000 prisonniers chez les Turcs, 15 000 forçats chrétiens libérés de leurs fers ; 117 navires, 450 canons et 39 étendards furent pris aux Turcs.

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Dans l'Église catholique romaine, la victoire fut attribuée à la Sainte Vierge car le pape saint Pie V avait demandé un rosaire universel pour obtenir la victoire, l'anniversaire de la bataille fut inscrite sous le nom de Notre-Dame du Rosaire dans le calendrier liturgique romain et cette grâce est toujours commémorée.

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La flotte turque était notablement composée de janissaires (enfants chrétiens réduits en esclavage, islamisés et élevés pour devenir soldats d’élite de l’islam turc).

(Extraits de Wikipedia)

CONVERTISSEZ-VOUS!!!

mercredi 9 juin 2010

Le "système" pour les nuls

Pour le profane en économie et en politique, il n'est pas très facile de se faire une idée claire de ce qui se passe aujourd'hui en France, en Europe et dans le monde, tant les informations qui nous parviennent sont confuses et, disons-le tout net, passablement falsifiées par la propagande. Tout cela est affreusement compliqué et il est difficile d'en dégager les grandes lignes. Ce petit essai tente de donner une grille de lecture simple de la situation.

Ce que nous vivons aujourd'hui, c'est la ruine de l'Occident, trahi pas ses oligarchies dirigeantes. L'avenir que nous laissons à nos enfants est bien sombre…
Comment en est-on arrivé là?


Il y a 60 ans, en France comme dans la plupart des pays développés, l’idéologie dominante justifiait le protectionnisme pour « protéger les emplois français ». En effet, les capitalistes d’alors, essentiellement nationaux, essayaient de se protéger de la concurrence étrangère en défendant leur chasse gardée.

Au fur et à mesure de leur croissance, leur « chasse gardée » nationale devenait trop étroite pour leurs gros appétits. Ils se sont donc internationalisés, abandonnant leurs privilèges nationaux pour la conquête de plus vastes espaces. Ils ont aussi constaté qu’il était plus avantageux de produire dans des pays à bas salaires et de vendre dans les pays à fort pouvoir d’achat. Mais le préalable était l'abandon du protectionnisme et la promotion du "libre échange".

C’est ainsi que l’idéologie dominante en Europe a radicalement changé: On ne défendait plus le travailleur français mais le consommateur (On a alors vu fleurir les associations de consommateurs et les magazines spécialisés comme "Que Choisir" ou "50 Millions de Consommateurs").

Et toute l’idéologie économique changeait avec:

On ouvrit les frontières. Plus de droits de douane pour les produits importés. Les gouvernements de droite comme de gauche multiplièrent les allocations et aides en tous genres pour que les masses populaires, de plus en plus touchées par le chômage, conséquence des délocalisations massives, continuent de consommer.
L'immigration elle-même changea de forme et de fonction: Jadis utilisés par le grand patronat pour peser à la baisse sur les salaires ouvriers, les travailleurs immigrés envoyaient une bonne partie de leur salaire à leur famille restée au pays. Le "regroupement familial" fournit aujourd'hui de nouvelles masses de consommateurs. Une famille Africaine qui ne consomme presque rien en Afrique devient une bonne consommatrice quand elle est importée en Europe, grâce à toutes les aides et allocations dont elle disposera alors.

Cette gabegie est entretenue artificiellement par un endettement massif des états et des ménages et par une fiscalité très lourde que ne payent plus que ceux qui peuvent encore la payer: les « classes moyennes » et les PME qui ne peuvent délocaliser et qui, pressurées d’impôts et de charges sociales, sont à l’agonie.

Il importait aussi que les états européens soient dessaisis du contrôle de leurs monnaies. Ils ne peuvent plus ainsi, par des dévaluations, rééquilibrer leur balance extérieure en diminuant le pouvoir d’achat des habitants vis à vis des produits importés tout en favorisant nos exportations (dont l’oligarchie financière mondiale se fiche comme d’une guigne). L’Euro, confié à la BCE, elle même soumise à l’oligarchie financière mondialiste et « libérée » du contrôle des états (donc des citoyens), a pour unique cahier des charges de garantir la « stabilité des prix », formule hypocrite qui signifie en clair: maintenir le pouvoir d’achat vis à vis des produits venant de l’extérieur (les prix des produits strictement intérieurs n’étant pas ou peu affectés par la dévaluation). En effet, si la BCE dévaluait l’euro de 50%, par exemple, ce serait autant de manque à gagner pour les multinationales qui auraient alors les pires difficultés à écouler chez nous les marchandises apportées en masses sur leurs porte-containers. Alors vive l’euro fort et l’ "indépendance" de la BCE! A bas les frontières, le protectionnisme et le « repli frileux »! Laissons nous plumer avec le sourire!

Dans ces conditions on comprend mieux le climat politique actuel. Naguère encore, on aurait assisté à une forte pression sur les salaires et autres allocations de la part des partis dits « de droite » et traditionnellement liés à la bourgeoisie nationale, le pré carré « militaro-industriel » national étant jalousement gardé contre l’internationalisme prolétarien d’une certaine gauche. Aujourd’hui, on constate que ces partis de "droite" sont socialement presque aussi "généreux" que la gauche et que l’idéologie dominante s’accommode plutôt bien de la gauche et même de l’extrême gauche (Ex: Le "petit facteur" chez Drucker). Cela s’explique à la lumière de ce qui a été dit plus haut. Qui, en effet, réclame toujours le relèvement des bas salaires, toujours plus d’allocations en tous genres à un état et à des PME déjà à demi ruinés? Qui réclame l’abolition des frontières, l’installation massive de familles africaines sur notre sol avec obligation de leur servir toutes les aides et allocations nécessaires pour qu’ils puissent « vivre décemment » (c’est à dire consommer abondamment)? Qui promeut l’image emblématique du « citoyen du monde », le pigeon idéal très prisé par Wall street? Et qui renvoie aux oubliettes de l’Histoire la « culture bourgeoise », c’est à dire la culture tout court, favorisant ainsi par une déculturation massive le culte de l’avoir au dépend de l’être? Favorisant aussi chez les peuples l’abdication de tout droit sur leur terre ancestrale, laissant ainsi la voie libre à toutes les prédations futures sur un inestimable patrimoine construit tout au long des siècles et qu’ils auront renié par inculture crasse.

On le voit, la gauche et l’extrême gauche sont paradoxalement sur des positions très favorables aux intérêts de l’oligarchie financière mondiale. Ce qui explique la complaisance des innombrables médias qu’elle contrôle pour ces idéologies « soixante-huitardes ». Complaisance inexplicable et scandaleuse pour tous ceux qui n’ont encore rien compris au « système » et qui continuent de fonctionner sur des schémas depuis longtemps caducs.

Et l’oligarchie diabolise les seuls qui pourraient contrarier ses projets: Ceux qui prônent la « préférence nationale » et le retour à quelques saines « valeurs » de bon sens, et qui s’opposent au libre échangisme débridé et à l’immigration-invasion.
Ainsi les états européens et leurs peuples, déjà perclus de dettes, seront-ils pressés comme des citrons jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à en tirer. On les laissera alors s’effondrer et sombrer dans des guerres civiles et/ou ethniques qui permettront encore d’en tirer quelques miettes par la fourniture d’armements payés comptant.

En attendant, une guerre civile larvée mais généralisée est savamment entretenue par les médias aux ordres: On monte les noirs (importés) contre les blancs (autochtones), les européens contre les musulmans (importés aussi), les « gays » contre les « hétéros », etc. Des centaines d’officines stipendiées par le système sont là pour ça: SOS Racisme, Mrap, Licra, LDH, Halde, Act-Up, Ras-le-Front, RESF, etc. etc. Ainsi, l’oligarchie dispose déjà d'un lumpenproletariat ethnique importé pour mater les indigènes de France et aura toutes sortes de boucs émissaires à désigner à la fureur des uns et des autres quand l’effondrement sera imminent, ce qui lui laissera le temps de récupérer ses billes avant l’Apocalypse.

lundi 7 décembre 2009

Christianisme(s)

Aujourd'hui, je vous propose cet excellent article de VERTUMNE publié dans son blog "DECLINISME"":

Curieusement, c'est au nom d'une identité européenne chrétienne que la majorité des Européens s'opposent à la construction de minarets, voire de mosquées sur leur sol national. Je dis "curieusement" parce que la totalité des institutions religieuses, Vatican en tête, ont participé au concert de protestations visant à faire passer les Suisses pour de sales fascistes. Comme si les peuples d'Europe et les diverses églises avaient des conceptions différentes, voire opposées de la même religion! La divergence est en réalité, beaucoup plus profonde. Ce n'est tout simplement plus la même religion que pratiquent (ou pas) les populations européennes et leurs instances ecclésiastiques.

Pour les peuples d'Europe, le christianisme est leur religion, leur histoire et leur patrimoine, il incarne la civilisation européenne d'une façon charnelle et viscérale. Même s'ils ne vont plus à l'église, les Européens sentent qu'ils participent à une civilisation unique au monde, qu'ils font partie d'un ensemble commun façonné par l'Histoire. Pour les élites religieuses, le christianisme est une idée de tolérance et de mieux-vivre mondial, une éthique globalisante visant à créer un monde plus juste et équitable. La vision populaire du christianisme le rapproche de ces religions païennes enracinées alors que la vision élitiste l'associerait plutôt aux droits de l'homme.


L'église de Patrimoniu en Corse, bâtie non loin d'un site mégalithique

Il existe donc deux christianismes: celui transmis de manière ininterrompue par les hommes depuis la nuit des temps via le paganisme, celui des clochers de campagne et des sources sacrées, des saints calendaires et des icônes, d'un rapport à la divinité rempli de merveilleux et de poésie. Et puis celui, déraciné et sentimentaliste, le christianisme des ONG et des Journées Mondiales de la Jeunesse, celui des élites protestantes et catholiques. Pourquoi observe-t-on une telle disparité ?

La raison est évidente: si le christianisme des peuples parvint à se préserver tant bien que mal jusqu'au milieu du XXe siècle, celui des élites fut contaminé très tôt par les droits de l'homme, cette religion des philosophes du XVIIIe siècle. Si le mal mit plusieurs décennies à prendre racine, il fit diverger dans de nombreux esprits la vieille religion de l'Europe, la bornant aux impératifs des droits de l'homme, la transformant en une vulgaire superstitio, au sens latin du terme. Partout en Occident*, le christianisme subit les mêmes mutations: refus de la pompe et du mystérieux, abandon du domaine public et renvoi dans le champ privé, compatibilité avec les "droits humains", ce dernier aspect signifiant en vérité une soumission totale à la religion des droits de l'Homme. Lentement mais sûrement, le christianisme charnel abandonna ses oripeaux l'un après l'autre. Notez d'ailleurs quels sont les derniers lambeaux du véritable christianisme dans la religion catholique qui hérissent les bien-pensants: le rejet de l'avortement, l'opposition au mariage homosexuel, l'anti-individualisme, trois aspects foncièrement incompatibles avec la religion au pouvoir, celle des droits de l'Homme!


Les droits de l'Homme, religion hégémonique de l'Occident


C'est pour cette raison que les changements apportés de manière brutale par le concile Vatican II chez les catholiques et plus insidieusement chez les protestants ont provoqué un tel désaveu chez les fidèles. L'ancienne religion est devenue méconnaissable. L'infusion d'idées provenant de la religion des droits de l'homme l'ont transformée en un ersatz de christianisme, une rationalité froide et distante, un club de bisounours dans lequel on se donne l'accolade à la fin du spectacle. Plus le temps passe et plus la religion officielle se rapproche de la doxa dominante, jusqu'à ne plus faire qu'une avec elle. Les fidèles, en quête de religions non contaminées par l'hérésie des droits de l'homme, se tournent alors vers "la concurrence", des groupes et sectes vierges de toute compromission avec les forces dominantes. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si ce sont les religions les plus intransigeantes avec les droits de l'Homme (Catholicisme traditionnel, islam, Orthodoxie) qui attirent le plus de convertis.

Si les Suisses en particulier et les Européens en général ont dit non à l'implantation de l'islam en en Europe ce n'est nullement au nom du christianisme des élites qui, comme les droits de l'homme, est totalement indifférent, voire favorable à l'installation d'autres religions sur le territoire. C'est au nom de ce christianisme génétique qui fait désormais partie intégrante de leur identité, ce christianisme que l'élite mondialiste cherche à éradiquer par tous les moyens afin d'offrir un monde pour tous et un dieu pour chacun**.

*: je dis Occident, parce qu'il me semble que l'Orthodoxie, moins centralisée et sujette aux caprices théologiques d'une élite comme le Catholicisme, moins propice à l'émiettement des personnalités et des sous-sectes que le protestantisme, semble avoir bien mieux résisté aux assauts de la religion des droits de l'Homme.

**: slogan officiel de l'Unimonde Humain dans le roman Cosmos Incorporated de Maurice G. Dantec.

dimanche 25 octobre 2009

25 octobre 732 : Charles Martel arrête les Maures à Poitiers


Retour après une longue absence...

Et je choisis cet anniversaire du 25 Octobre 732 pour revenir à mon clavier avec cet article de l'excellent site "HERODOTE":


Moins d’un siècle après la mort de Mahomet, ses guerriers avaient atteint l’Espagne et le Languedoc actuel (cette province s’appelle alors Septimanie, d’après ses sept villes principales).
À la tête de ses troupes, composées d’Arabes ainsi que de Berbères fraîchement convertis à l’islam, Abd el-Rahmann projette de remonter jusqu’au riche sanctuaire de Saint-Martin de Tours. Il a l’intention de s’en approprier les richesses avant de s’en retourner au sud des Pyrénées.
Le duc Eudes appelle à son secours les Francs qui vivent au nord de la Loire. Leur chef accourt. Celui-ci, du nom de Charles Martel, est issu d’une puissante famille franque d’Austrasie (l’Est de la France). Il exerce les fonctions de maire du palais (ou«majordome») à la cour du roi mérovingien, un lointain descendant de Clovis. Quelques années plus tôt, il a refait l’unité des Francs en battant ses rivaux de Neustrie à Néry.
Eudes craint avec raison que Charles Martel ne tourne désormais ses ambitions vers le Sud de la Loire. Il accepte malgré tout de rapprocher leurs deux armées pour faire face à la menace musulmane.
Devant l’avancée des armées de Charles Martel et Eudes, Abd el-Rahmann arrête sa progression. C’est à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Poitiers et Tours, que se font face les ennemis. Pendant six jours, les cavaliers musulmans et les fantassins chrétiens s’observent et se livrent à quelques escarmouches.
Le 25 octobre 732, qui est aussi le premier jour du mois de Ramadan, les musulmans se décident à engager la bataille. Mais leur cavalerie légère et désordonnée se heurte au rempart humain que forment les guerriers francs, disciplinés et bardés de fer. Abd el-Rahmann meurt au combat et la nuit suivante, découragés, ses hommes plient bagage et se retirent.
Plus tard, les chroniqueurs français se sont fait un devoir d’exalter le souvenir de la bataille de Poitiers pour mettre en valeur Charles Martel, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne

mercredi 25 février 2009

Carême 2009

Voilà! Le Carême à commencé.

Plus de viande jusqu'au Dimanche de Pâques et jeûne du lever au coucher du soleil sauf les dimanches.

Vous aussi les non-croyants, pratiquez le Carême et affirmez ainsi votre identité Européenne en vous faisant "christianistes"!

http://christianitas.albinus.org

Et bon Carême à tous ceux qui le pratiquent, croyants ou non!

dimanche 14 décembre 2008

La danse

La danse est une activité sociale encore très en vogue de nos jours. Ses temples sont essentiellement les « boites » ou « night clubs » où l’on se trémousse individuellement aux sons assourdissants de « musiques » commerciales. La « musique » est à peu près la même de New York à Hongkong et de Helsinki à Wellington. Seules diffèrent les contorsions des danseurs, non en fonction du lieu, mais plutôt en fonction de l’inspiration (et de la souplesse) de chacun.
Car en ce début de XXIème siècle, la musique est « mondiale » et chaque danseur (car les danses « modernes » sont unisexes et individuelles) peut donner libre cours à sa « créativité ». Avec plus ou moins de bonheur…
Il en va de ces activités festives comme du reste. Le marché, omnipuissant, en a pris le contrôle à son profit, et les « danseurs » ne sont plus que des consommateurs compulsifs de décibels produits par les départements « culture » des grandes firmes multinationales.
Il n’en fut pas toujours ainsi. Autrefois, la danse était une activité éminemment sociale qui contribuait puissamment à la solidarité communautaire. Les danseurs et danseuses évoluaient ensemble, selon des figures traditionnelles, et même quand ils dansaient en couples, ces couples effectuaient des figures collectives avec échanges momentanés de partenaires. La danse était alors une activité collective et communautaire fort différente des gesticulations autistes d’aujourd’hui.
Que sont devenus les branles, les caroles, les quadrilles, les rigodons et les sarabandes de nos ancêtres ? Tout juste sont parvenues jusqu’à nous les bourrées, les gavottes, les gigues et autres tarentelles qu’il faut encore décliner selon leurs terroirs et leurs innombrables versions traditionnelles. A ces danses rustiques, il convient d’ajouter les danses de classes, dites « de salon » mais bien vite diffusées et assimilées par les différents peuples.
Mais revenons aux origines de la danse, longtemps avant qu’elle fût récupérée par des firmes commerciales omnipuissantes.
La danse, disions nous, était une activité communautaire, et même une marque communautaire. On dansait pour se réjouir, pour se défouler collectivement après une longue journée de travail harassant passée aux moissons ou au défrichage, où à l’édification d’une maison pour un jeune couple récemment marié. Mais c’était aussi une façon de marquer sa différence avec la « tribu » d’à côté. De nos jours, il faudrait presque aller en Afrique pour trouver des survivances de cette vie communautaire. Pourtant, avec un tout petit peu d’imagination, on peut en retrouver les marques dans ce qu’ont pu sauver les amoureux de leur culture locale. Voyons par exemple ce que les « folkloristes » bretons ont pu sauver.
Il faut d’abord comprendre qu’on pratique aujourd’hui indifféremment partout en Bretagne tout ce que les « folkloristes » on pu récupérer. On danse aujourd’hui sans états d’âme la danse Plinn en pays Fisel ou la « gavotte des montagnes » sur le littoral. Autrefois, on était beaucoup plus jaloux de son expression locale, voire, osons le mot, « tribale ».
Regardons d’abord cet exemple de danse « folklorique » bretonne : Il s’agit de danses organisées et spontanées lors du grand concours de sonneurs de Gourin, dans le Morbihan :

Sur ces images, on constate qu’il y a presque plus de jeunes que de vieux, ce qui est de bon augure pour l’avenir de cette tradition. Mais surtout, on peut observer le style de cette danse. Tous les danseurs, hommes ou femmes, se tiennent étroitement par la main et exécutent exactement les mêmes pas. Ces pas n’ont pas grand sens aujourd’hui ; on dirait que les danseurs « piétinent » d’une certaine façon, pas très « gracieuse » apparemment. C’est oublier qu’autrefois cette danse avait une tout autre allure : Il s’agissait de paysans, lesquels étaient chaussés de sabots, de sabots de bois. Et ces piétinements presque silencieux du fait des « baskets » et autres escarpins légers des danseurs d’aujourd’hui, marquaient puissamment le rythme autrefois : Non seulement les sabots heurtaient bruyamment le sol, mais ils s’entrechoquaient (la mention « retour du pied droit vers le pied gauche », si elle n’est qu’une simple figure aujourd’hui, signifiait autrefois un véritable fracas de sabots qui, avec les heurts des sabots sur le sol à chaque piétinement, marquaient le rythme). Les musiciens jouaient la musique, et les paysans marquaient le rythme, se servant de leurs sabots comme les Espagnols des castagnettes. Aujourd’hui, la plupart de ces danses bretonnes s’effectuent sur un parquet de planches pour que le bruit des pas résonne mieux. On est quand même loin du bruit des sabots sur les aires de battage d’autrefois.
Mais ces paysans n’avaient pas toujours à leur disposition un couple de sonneurs (bombarde et cornemuse), aussi dansaient-ils volontiers au son du « Kan ha Diskan » (chant et « déchant ») où deux chanteurs, se tenant généralement par la taille pour être plus solidaires dans le rythme, se relaient pour produire ensemble une mélopée rapide et heurtée, sans reprise de souffle ni interruption, sur laquelle les danseurs et danseuses vont battre le rythme avec leurs sabots. En voici un exemple (le bruit des sabots en moins, faute de… sabots) :

Quiconque observe tout cela et se replace dans les conditions originelles voit bien qu’il s’agit là de danses tribales, « ethniques » même ! C’est la fièreté et l’émulation entre tous ces « terroirs » (en Europe on dit plutôt « terroir » que « tribu » ou « ethnie », tant nos variétés ethniques sont profondément enracinées alors qu’ailleurs, elle sont plutôt nomades) qui constitue notre substrat européen.
J’ai développé surtout autour de la Bretagne que je connais mieux, mais tout cela peut aussi s’observer ailleurs en France. Voyez par exemple cette danse du sabot originaire du massif central :

Mais au delà de ces danses purement tribales ou ethniques, il y a aussi les danses dites « de salon » dont certaines sont devenues localement de véritables institutions, surtout dans les grandes métropoles où les danses « ethniques » n’ont plus beaucoup de sens, étant donné la diversité de la population. Ainsi, certains « folklores » naquirent-ils spontanément dans certaines grandes villes : la valse à Vienne, le fado à Lisbonne, la polka et la mazurka à Varsovie, la java et le cancan à Paris et… le tango à Buenos Aires. Ce tango qui est sans doute la danse la plus sensuelle et dramatique qui ait jamais été imaginée, et qui pour cette raison a traversé les océans et est devenue internationale. Il existe une version « de salon » du tango, mais rien ne vaut l’original :

Il s’agit là d’un spectacle de rue, donc de « professionnels » mais ils ne font que broder un peu sur des pas on ne peut plus classiques, et qui s’apprennent :

Il est bien dommage que notre jeunesse aculturée ait presque totalement délaissé tout ce magnifique patrimoine. D’autres l’ont semble-t-il repéré, ce patrimoine et l’ont récupéré :

Etonnant, non ?

jeudi 11 décembre 2008

La "barbaresque"

Les bonnes recettes bien de chez nous de Tonton Alcuin
(ou l'"assimilation" bien comprise)

Le Pot de Bugeaud
Ou ragoût Pied-Noir


Ce plat français typique qui doit son nom au fameux - ou "fumeux" - général (qui n'a donc pas laissé son nom qu'à une casquette) nous vient des colons européens d'Algérie qui le rapportèrent dans leurs valises (qu'ils préférèrent, dit-on, à des cercueils) quand ils regagnèrent la "Métropole". C'est, dit-on, un des plats préfèrés des Français. On l'appelle aussi communément "barbaresque", d'après le nom de la semoule qui l'accompagne. Ainsi, lorsqu'on dit "On va se faire une bonne petite barbaresque", on entend un bon moment de convivialité gauloise autour de ce plat roboratif, et non quelque commerce charnel avec une jeune native d'Afrique du Nord.

Ingrédients:

Pour le ragoût:
- 1 livre de mouton (poitrine ou collier)
- 1 livre de courgettes
- 1 livre d'aubergines
- 1 livre de poivrons rouges et verts mélangés
- 1 livre de carottes
- 2 ou trois navets
- 1 gros oignon
- 2 gousses d'ail
- Quelques pruneaux d'Agens (de préference dénoyautés)
- 1 boite de pois chiches égoutés
- 1 boite de concentré de tomate
- 1 cuillérée à soupe de cumin en poudre
- 1 cuillérée à soupe de coriandre en poudre
- 2 cuillérée à soupe de piment doux en poudre
- 2 cubes de bouillon de viande (Boeuf ou volaille)

Pour les accompagnements:

- 1 Kg de semoule barbaresque (On en trouve dans le commerce sous le nom un peu ridicule de "couscous")

- Viandes à griller: Mouton (côtelettes, etc.), brochettes, poulet, etc.
- Saucisses constantinoises (On en trouve dans le commerce sous le nom oriental de "merguez")

- Coriandre fraîche et menthe fraîche, sel et poivre selon goût
- Purée Sarrasine (Purée de piment assez traitre, d'où son nom, qu'on trouve dans le commerce sous le nom exotique de "harissa")

Dans une marmite à pression:
Faire revenir le mouton dans un peu d'huile, puis remplir d'eau jusqu'au tiers. Fermer et laisser cuire un bon quart d'heure.
Ouvrir la marmite et ajouter carottes, navets et oignon coupés en morceaux. Laisser cuire à feu vif 10 mn, puis, rajouter les autres légumes coupés en morceaux de taille moyenne et tous les autres ingrédients. Fermer la marmite et laisser cuire 10mn à partir de la rotation de la soupape.

Griller les viandes et les saucisses à la poële ou sur à la braise.

Préparation de la semoule à laquelle on aura ajouté un peu de sel:
On peut la mettre dans un grand récipient, la recouvrir complètement d'eau bouillante, couvrir et laisser gonffler 3 ou 4 minutes, puis l'arroser d'un peu d'huile d'olive ou de beurre et séparer les grains à l'aide d'une fourchette. C'est rapide. Mais on obtiendra une semoule plus légère en cuisant à la vapeur la semoule préalblement mouillée (légèrement) à l'eau froide et égrenée avec un peu d'huile (recommencer deux fois l'opération).

Présenter séparément la semoule, le ragoût, les viandes grillées saupoudrées de coriandre fraîche et de menthe et la purée sarrasine. Les convives composeront leur assiette selon leur goût.
Bon appétit!!

La semaine prochaine:
Les croquettes de Saint-Jean-d'Acres
ou "délices des Templiers"
connues parfois sous le nom impropre de "falafels"